Production musicale

Les meilleurs plugins pour produire du psytrance

Ce qui rend un plugin utile en psytrance, des synthés populaires comme Serum, Massive X et Omnisphere, des effets pour le mouvement et l’espace, et les outils de mix et de mastering.

4 min de lecture

Exploring plugins that enhance psytrance production
Plugins de synthé et d’effets ouverts dans une DAW

Pas besoin d’une énorme collection de plugins pour faire du bon psytrance, mais les bons outils rendent le travail plus rapide et le résultat meilleur. Voici ce qu’il faut regarder, quels synthés et effets sont populaires dans le genre, et ce dont tu as besoin pour le mixage et le mastering.

Ce qu’il faut regarder dans un plugin

  • La modulation. Le psytrance vit de sons qui changent en permanence. Des LFO et des enveloppes flexibles, et une matrice de modulation qui permet à une source de piloter plusieurs paramètres à la fois, valent plus qu’une longue liste de presets.
  • Les options de synthèse. Un synthé qui combine wavetable et filtrage soustractif classique couvre la plupart des sons psytrance. Les outils granulaires ajoutent une autre dimension pour les textures.
  • Une interface claire. Si tu trouves vite le paramètre que tu cherches, tu expérimenteras davantage.
  • Faible latence et consommation CPU. Important quand tu joues des parties en live ou que tu modifies des sons en temps réel.
  • La compatibilité. Vérifie que le plugin tourne bien dans ta DAW et ta version, que ce soit Ableton Live, FL Studio ou autre chose.
  • La communauté et le support. Tutos, forums et presets partagés t’aident à maîtriser un outil beaucoup plus vite.

Les synthés pour le sound design

Serum est un synthé wavetable et l’un des choix les plus populaires chez les producteurs psytrance. Tu peux créer tes propres wavetables, le système de modulation est très flexible et la section d’effets est complète. Des LFO sur la position de la wavetable et sur le cutoff du filtre sont un moyen rapide d’obtenir des leads et des pads qui bougent.

Massive X de Native Instruments a deux oscillateurs wavetable, une section d’effets polyvalente et un routage flexible. Il sait tout faire, des basses serrées aux ambiances larges.

Omnisphere propose une énorme banque de sons avec des options de synthèse, de granulaire et de samples. Il est particulièrement fort pour les couches atmosphériques, et son arpégiateur est utile pour les motifs rythmiques.

Reaktor, lui aussi de Native Instruments, te permet de construire tes propres synthés et effets ou d’utiliser des ensembles créés par sa communauté. C’est le choix idéal si tu veux des sons que personne d’autre n’a et que tu aimes bidouiller.

Pour le sound design granulaire, des plugins comme Granite ou Output Portal transforment des samples ordinaires en nouvelles textures et en nouveaux rythmes. La taille et la densité des grains ont le plus d’effet sur le résultat, alors commence par là.

Les effets pour le mouvement et l’espace

Les effets de modulation comme le chorus, le flanger et le phaser ajoutent du mouvement et de la profondeur, une grande partie du son psytrance. La reverb et le delay placent les sons dans l’espace ; cherche du contrôle sur le decay, l’amortissement et la modulation. Soundtoys EchoBoy pour le delay et ValhallaRoom pour la reverb sont des exemples très utilisés. Automatiser les réglages d’effets au fil d’un morceau garde les longues sections vivantes.

Les outils spectraux et dynamiques aident les sons à s’imbriquer : l’EQ dynamique et les plugins qui séparent les fréquences te permettent de traiter une partie d’un son sans toucher au reste, et les transient shapers et compresseurs resserrent le kick et la basse. Les exciters harmoniques et les élargisseurs stéréo peuvent grossir les sons, mais utilise-les avec prudence, car trop en mettre entraîne des problèmes de phase et un mix encombré.

Mixage et mastering

Chaîne de plugins de mastering avec EQ, compresseur et limiteur

EQ. Un bon EQ paramétrique avec affichage visuel est l’outil de base du mixage : enlève les fréquences dont un son n’a pas besoin, fais ressortir celles qui comptent, et donne à chaque élément sa place.

Compression. Les compresseurs contrôlent la dynamique et ajoutent du punch aux drums et à la basse. L’attaque et le release décident du caractère : une attaque rapide attrape les pics et resserre le son, un release plus long le laisse respirer. Mets la basse en sidechain sur le kick pour qu’elle baisse quand le kick frappe et que les deux ne se mélangent pas.

Stéréo. Les outils mid/side te permettent d’élargir les pads et les synthés tout en gardant au centre le kick, la basse et les autres éléments clés. Vérifie toujours ton mix en mono.

Mastering. Une chaîne typique : un EQ doux (un peu d’air en haut, une petite coupe dans le bas-médium si ça sonne boueux), un compresseur de mastering pour souder le mix, souvent avec une couleur façon analogique, et un limiteur pour monter le volume sans écrêter. Des suites tout-en-un comme iZotope Ozone réunissent ces étapes dans un seul plugin.

Écouter, comparer, recommencer

Les plugins ne valent que ce que valent tes oreilles. Compare ton mix avec des morceaux de psytrance bien produits au même volume, écoute sur de bons moniteurs ou un bon casque, et fais des pauses pour réentendre le morceau avec des oreilles neuves. Apprends à fond quelques outils plutôt que beaucoup en surface, et trouve la combinaison qui colle à ton propre son.